Lettre mensuelle : Mai 2005

 

Chers amis,


Ce mois de Mai se montre riche en projets en provenance de tous horizons. Nous sommes heureux de pouvoir vous en présenter trois en espérant qu'ils vous toucheront et vous conduiront à vous y associer.

Dernièrement, nous avons reçu une lettre de Frère Salvador Ajanguiz, directeur d'une école primaire située au Burkina Faso à Ouagadougou dans la zone la plus à l'est de la capitale. C'est une partie désertique habitée par des familles modestes et pauvres.

" C'est avec un cœur plein d'espoir que je vous adresse cette lettre. Cette école est bien démunie. Mis à part ses six classes de primaire et ses quatre classes de collège, elle ne possède pas de lieu pour se réunir, ni magasin, ni parking pour les vélos. Les familles ont le plus grand mal à payer les quatre euros par mois pour les frais de scolarité.
Mon intention est de solliciter votre collaboration pour nous aider à construire un hangar multiservices de façon à pouvoir réunir les élèves dans un endroit couvert, à l'abri du soleil, pour diverses manifestations et, également, de mettre les vélos à l'abri. Nous avons déjà un début de financement et souhaiterions une aide de 1500 euros. "

Nous ne voyons que des avantages à soutenir ce projet car il contribuera dans un premier temps à améliorer le cadre de vie des enfants (lieu de réunion, abri contre les intempéries) puis il s'imposera très vite comme un lieu de rencontre qui ne peut être qu'enrichissant pour les grands et petits. Il réduira enfin les distances en permettant de stocker vivres et matériaux divers (constructions et autres) plutôt que de s'approvisionner au coup par coup à la capitale. En regard de ces points positifs, le coût de 1500 euros est incontestablement très modique.

Le deuxième projet nous mène au sud du Vietnam dans la région du delta où une grande partie des déplacements se font par voie fluviale et la traversée des bras de rivière au moyen de ponts de singe, ce qui est particulièrement dangereux pour les enfants et les personnes âgées.
Début 2004, nous avions financé une passerelle en béton de 40 mètres de long appelée " Pont de l'Espérance " dont nous vous avions rendu compte dans nos lettres de mars 2004 et janvier 2005. Les besoins dans ce domaine étant immenses, nous souhaitons participer encore à la réalisation de deux simples passerelles en dur.

Ce projet qui nous est présenté par le Père Ngu Phu Hau, curé de la paroisse de Cairan, propose la construction de deux ponts dans cette province très pauvre d'environ 20000 habitants. Ils sont destinés à remplacer les ponts de liane et de bambous ; une petite fille de la paroisse s'est noyée sur le chemin de l'école en décembre 2004. Les deux passerelles seront construites dans les villages de Thi Tuong et Caï Bat, l'une de 27 mètres, l'autre de 22 mètres ; le coût est estimé à 2200 euros, la durée des travaux est d'environ deux mois ; les frais de fonctionnement et d'entretien seront à la charge du comité de la commune. Nous pensons que 2200 euros est une somme raisonnable, compte tenu du bien être qu'apporteront ces deux constructions.

Enfin, notre troisième intervention serait au cœur de l'Europe où les anciens pays du bloc de l'Est peinent toujours à rattraper le niveau de vie de leurs voisins. Ils en sont encore à se doter difficilement d'infrastructures mais rien ou presque n'est envisagé pour la jeunesse qui représente l'avenir et particulièrement pour les plus déshérités d'entre eux, les orphelins.
L'association " Orphelins du Monde " souhaite aider un orphelinat situé dans le nord est de la Roumanie en Moldavie. Il est situé à proximité de la ville de Bacan dans le village d'Oïtuz dont la population avoisine 5000 habitants. Il est prévu d'envoyer sur place deux bénévoles en fin d'études d'éducateurs de jeunes enfants pour une période de deux ans. Cet orphelinat a été créé en 1999 par une personnalité italienne. Il est géré par une congrégation italienne composée de cinq sœurs qui s'occupent de vingt deux enfants de 6 à 18 ans. Une grande partie des financements pour les dépenses de gestion proviennent d'Italie, le gouvernement roumain ne prenant en compte que l'électricité et le téléphone. Les journées des enfants sont organisées autour de deux grands pôles : école-études et tâches ménagères.

Le projet se propose de préparer par une aide éducative adaptée, les jeunes placés dans cette institution à leur sortie de l'orphelinat, c'est à dire à 18 ans. Les deux coopérants auront pour mission :

1. de préparer les jeunes à une certaine autonomie inhérente à leur nouvelle vie,
2. de bâtir un projet d'avenir dont la finalité sera d'être prêts à leur insertion professionnelle,
3. de recruter et de former, dans un premier temps, un éducateur roumain apte à prendre la relève.

FEF souhaite participer à ce projet de 13650 euros par l'achat de matériel et de fournitures scolaires et pédagogiques pour un montant de 2000 euros.

Avec toutes mes amitiés,

 




Avec toutes mes amitiés,

Robert Jouanique
Président de l'association

 

 


 

 


 

 



 

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