Lettre mensuelle : Septembre 2006

 

Chers amis,

Nous espérons que vous avez passé d'excellentes vacances en dépit des caprices climatiques que nous avons connus tout au long de l'été.

Notre lettre de ce mois, vous apporte des nouvelles du NIGER, un an après la très grave crise alimentaire et la famine de 2005 due à une sécheresse particulièrement sévère. Grâce au retour des pluies, une récolte normale du mil a été obtenue en octobre 2005 permettant de faire face à une forte demande locale et à la reconstitution des stocks.

Nous avions été amenés en début d'année 2006 (Cf. notre lettre de février 2006) à aider l'ONG locale Hed Tamat à la consolidation de 7 puits maraîchers pour 8.670€. Le projet est en bonne voie de réalisation.
Akser Mohamed, responsable du projet sur place, nous a écrit en juillet dernier : " Les sept puits ont été attribués aux personnes les plus nécessiteuses des deux villages. Ceux-ci ont apporté leur contribution à la réalisation des puits. Cette activité a pris du retard du fait de la sécheresse que connaît la zone depuis bientôt deux ans.
A la date d'aujourd'hui, six puits sont encore en chantier, un est complètement achevé. Nous espérons réaliser tous les puits d'ici fin septembre. "

En 2005, également au NIGER, nous avions participé au travers de l'association ORION, au réapprovisionnement de 34 coopératives créées par les femmes dans l'Aïr pour 2.500€.
Cette année, toujours en coopération avec cette même association, il est envisagé de créer un jardin maraîcher à proximité d'un forage au bénéfice de soixante familles et d'une centaine d'enfants.

D'une superficie d'un hectare, le terrain sera divisé en cinquante parcelles : quinze seront attribuées à la coopérative de femmes toute proche et les trente cinq restantes à ces familles en privilégiant celles qui scolarisent leurs enfants et plus particulièrement les filles.
Les enfants de l' école voisine seront amenés à participer aux travaux agricoles et à assurer l'apport des résidus végétaux pour la transformation en compost.
En contrepartie, la cantine scolaire recevra des dons en légumes : pommes de terre, courges, citrouilles, tomates, haricots. L'excédent de légumes sera vendu à la coopérative et au marché.
Notre participation, d'un montant de 4.565€, couvrirait l'irrigation du jardin, sa clôture, l'acquisition d'outils et l'achat de semences pour la première récolte.

Notre lettre vous présente également deux exemples de contribution possible à l'amélioration des conditions de vie d'un maximum de jeunes en leur procurant dans leurs études, un environnement scolaire amélioré afin de les aider à sortir de leur sous-développement actuel.

A cet égard, la région d'Ampanihy à MADAGASCAR, a subi, elle aussi, tout au long de l'année les conséquences néfastes de la sécheresse. Située au Sud Ouest de l'Ile, il s'agit d'une région très défavorisée qui subit depuis trois ans la disette en raison du manque de pluie.
La population vit de l'élevage de zébus et de la culture du manioc.
Le niveau scolaire est très bas. On compte 90% d'illettrés, adultes et jeunes ancrés dans des coutumes ancestrales et fermés à toute évolution.
Issus de milieux très humbles, il est donc rare pour un jeune de poursuivre des études secondaires, surtout lorsque l'on habite " en brousse ".

Les Sœurs de Saint Paul de Chartres que nous aidons ponctuellement depuis plus de dix ans, hébergent depuis quelques temps déjà, une trentaine de jeunes étudiants dans deux pièces. Ceci leur permet de poursuivre leurs études secondaires à Ampanihy. Mais les demandes ne peuvent qu'être partiellement satisfaites.

Afin d'accueillir dans des conditions acceptables, une cinquantaine de jeunes âgés de 14 à 25 ans, nous souhaitons pouvoir participer à la construction d'un internat composé de 4 pièces pour 7.000€, de toilettes et de douches pour 1.000€, et d'une citerne de 45 m3 pour 2.000€. Soit, un total de 10.000€.

Au BURKINA FASO, l'on compte environ 80% d'analphabètes ; pourtant la ville de Tenkodogo au Sud Est du pays, abrite cinq établissements secondaires et compte au total 3.000 élèves.
Le problème pour les jeunes, hébergés la plupart du temps par la famille, est d'étudier dans de bonnes conditions après les cours.

Aussi, le Centre Cogaré, fondé en 1989, s'est-il fixé pour objectif, la création de hangars d'études. Ces abris, agrémentés de tableaux et reliés au réseau électrique, proposent aux jeunes, moyennant une modeste participation, un lieu calme où ils peuvent se concentrer, recevoir un soutien scolaire adapté, disposer de moyens informatiques, avoir accès à une bibliothèque scolaire et s'inscrire à plusieurs conférences débats avec projections de vidéos sur des problèmes de sociétés.

Notre participation à la mise en place de ce hangar de 30 mètres sur 4 situé au cœur de Tenkodogo s'élève à 1.595€.

Merci de nous aider à la réalisation de ces trois projets.

Bien amicalement.

 

Robert Jouanique
Président de l'association

 

Appel à dons: premier bilan
Une première évaluation des dons en valeur et en nombre suite à notre décision prise fin 2005 de passer de 11 à 6 lettres en 2006 afin de diminuer, encore si possible, les frais de fonctionnement, traduit une diminution de la collecte comparativement aux années précédentes.

Nous espérons très vivement que cette baisse s'inversera au cours du second semestre et en particulier en fin d'année, de telle façon que le nombre et l'importance des dons se maintiennent en définitive pour 2006 au niveau des données globales 2005. En effet, il serait dramatique que nos efforts pour diminuer nos frais de gestion se traduisent corrélativement par un amoindrissement des ressources.

 

 

 



 

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