Avril  2010

Chers amis,   

Développer les ressources locales et notamment agricoles, est un moyen puissant de retenir les populations paysannes et surtout les jeunes dans leur environnement familial plutôt que de les voir migrer vers la périphérie des villes qui ne peut leur assurer un avenir et des moyens de subsistance acceptables. 

Pour cette raison, nous attachons une grande importance aux projets qui concourent au développement d’activités agricoles et commerciales locales. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les trois projets présentés aujourd’hui. 

Ainsi au BURKINA FASO, c’est une Association de Parents d’Elèves qui nous sollicite afin d’offrir aux enfants de l’école de Navrikpé une nourriture plus équilibrée et diversifiée à l’heure de la cantine mais également une formation en maraîchage.

Un terrain d’un hectare est mis à disposition par les autorités coutumières. Il sera clôturé et parallèlement, le village qui dispose d’un barrage et d’un forage aura la possibilité d’irriguer ces cultures maraîchères.

Ce jardin fournira aux 253 élèves ainsi qu’à leurs familles qui seront étroitement associées au projet, des haricots, des tomates, des choux, des oignons et des pommes de terre. 

Notre contribution permettra l’achat du grillage et des poteaux pour clôturer le terrain, l’acquisition du matériel d’exploitation (pioches, brouettes, seaux) et des semences pour le démarrage du projet, ceci pour un montant de 3.500€. 

En INDE dans cinq villages du Tamil Nadu, une centaine de paysans et leurs familles de la caste des Intouchables, seront les bénéficiaires  de notre aide.

On parle souvent du continent indien pour ses excès climatiques sous forme de dramatiques moussons suivies de terribles et longues périodes de sécheresse. Il en résulte la plupart du temps une désertification aux lourdes conséquences sur les cultures et l’élevage. 

L’association locale SAFER, souhaite nous voir participer à la mise en place d’un système pour le développement d’une agriculture de subsistance convenant à une région sèche.

Pour cela dans chaque village cible, un programme de formation sera mis en place pour assurer :

la distribution de graines et de jeunes arbres aux paysans pour une mise en place immédiate, 

-  la création d’une banque de semences et de plants,

-  la mise en place d’une réserve alimentaire permettant de nourrir les populations entre deux périodes de production à titre de régulation et de prévoyance.

Notre participation de 6.350€ se fixe comme objectif d’obtenir un meilleur rendement des sols par la mise en place de techniques de cultures adaptées tout en préservant l’environnement. Un autre volet prioritaire sera de rendre fiable et dans toute la mesure du possible, permanent l’approvisionnement en eau (recherche de sources, captage…).  

Nous ne pouvions clôturer cette lettre sans parler dHAÏTI. A l’heure actuelle, nos amis sortent à peine de la terreur, conséquence du séisme. Tout est des plus prioritaires. Malgré notre volonté de les aider au maximum, nos moyens limités nous obligent à cadrer leurs besoins.

Un petit projet provenant des Petits Frères de Sainte Thérèse nous est récemment parvenu.

Très connus en HAITI pour leurs œuvres artisanales, leur lutte contre l’érosion et leur travail pastoral auprès des paysans, ils sont présents dans neuf régions et dans les endroits les plus reculés du pays.

Le Frère Jacques s’est fait l’interprète d’une centaine de paysans constitués en associations dont les ruches ont été partiellement détruites.

Nous avons décidé de participer à concurrence de 3.600€ à la restauration de ces ruches qui permettront aux paysans et à leurs familles de reprendre une activité économique qu’ils connaissent bien et surtout de reprendre confiance en eux.

 Nous avons par ailleurs des nouvelles régulières de Sœur Réjeanne dont le Communauté (Sœurs Marianites de Sainte Croix) du Cap Haïtien n’a pas été touchée mais qui a recueilli une centaine d’enfants ayant subi des traumatismes. Elle nous écrit notamment : «…Dans un deuxième temps, j’essaie de relever l’espérance. Je me souviens d’un poster de l’UNICEF avec la photo d’un enfant qui disait :Quand je serai grand….je veux être VIVANT!

Alors je les invite à dessiner leur avenir… Dominique sera docteur pour sauver la vie des blessés, Berthold pasteur pour enlever les malheurs des gens, Jivenson sera chauffeur, Jessica avocate, Larissa maman, Clairina professeure…» 

Vous trouverez l’intégralité de sa dernière lettre sur notre site : www.fdesperance.org.

 Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de nos prochaines interventions en HAITI !!!

Bien amicalement. 

Robert JOUANIQUE

Président de l’Association

 

NOUVELLES DU PROJET DE COOPERATIVE DE MANGUES SECHEES AU BURKINA FASO 

Projet financé en 2008 

Notre participation a permis de donner du travail à plus de 40 femmes. L’on peut voir sur les photos les différentes phases préparatoires dans la confection de mangues séchées. 

 

 

 

Frères d'Espérance
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